L’Enfer du Chablais souffle le chaud et le froid

Aux dires de la plupart des observateurs et coureurs présents, pour un coup d’essai, ce fut une réussite. Placée en début de saison, l’Enfer du Chablais ignorait volontairement les dénivelés au profit de routes étroites. Un circuit de près de 10 km tracé dans la plaine, exposant les protagonistes au vent sur des routes agricoles étroites comprenant deux secteurs de route en terre battues. Capitale romande du cyclocross, les organisateurs (*) n’ont eu qu’à puiser dans leur savoir patrimoine.

C’est donc un circuit pavé de mauvaises intentions, qui va s’avérer être extrêmement sélectif, qui a été proposé aux trois pelotons venus ce dimanche de mars à Rennaz, Cadets, Juniors puis Amateurs et Elites réunis.

Départ façon cyclocross

Ceux qui ne réussiront à se placer dans dans les premières positions au départ seront mis en difficultés voire même rapidement distancés. Chez les Juniors comme chez les Amateurs, le départ fut si rapide qu’il rejettera rapidement à l’arrière les moins audacieux, malheureux qui ne reverront plus jamais la tête du peloton. Un peloton qui perdra continuellement de sa substance, multipliant les abandons. pas moins de la moitié du peloton chez les Amateurs mettront pied à terre. Autant dire qu’il n’y aura pas eu de courses d’attente.

Les genevois pas à la fête

Plusieurs genevois avaient fait le déplacement. A l’exception de l’élite Nicolas Fischer, à son avantage sur un tel parcours, tous sombreront ou abandonneront. Bikeinlove Cycling Management était représenté par Jonathan Ruga, unique junior genevois présent et Teddy Burger, novice au sein du peloton des Amateurs.

Retardé dès de son départ, Jon sera ensuite handicapé par une crevaison dans le premier tour. Dépanné, Jon se battra pour revenir au sein d’un petit groupe. Alors que la jonction avec le peloton principal semblait en vue, une chute, lourde mais finalement sans conséquences, est venue anéantir ses efforts et ses espoirs de bien figurer dans une course qui pouvait lui sourire ou tout au moins lui apporter des points précieux. Une journée à oublier.

Pour Teddy, le rythme imposé par les Elites au sein du peloton des Amateurs est simplement au dessus de ses possibilités actuelles. Rapidement lâché, Teddy sera contraint à l’abandon.

(*) Organisé par les vélos clubs du bout du lac (Montreux et Rennaz).

Témoignage de Stéphane Muller au virage d’une nouvelle saison

Voilà quelques mois que je n’avais plus pris le temps d’écrire un rapport de course. Entre ma vie professionnelle, la famille, la présidence du vélodrome, les cours J+S, et le Cadre cantonal genevois, je n’avais plus accroché de dossard au maillot depuis les championnats suisses.

Ce week-end avait lieu le premier match Suisse-France-Italie au Vélodrome de Genève, une série d’épreuves qui opposaient les trois équipes. Il y a encore quelques années on peinait à réunir des coureurs pour former une équipe de Suisse mais depuis, la tendance s’est inversée et c’est par un manque d’effectif et désistement que samedi soir, la veille du match, j’apprenais que je j’allais devoir renforcer les rangs de l’équipe transalpine.

On rassemble tout, on prépare son sac et on essaie d’aller dormir tôt. Mon épouse, alias mon ostéopathe préférée, me masse et surtout essaie de réparer un peu ma cheville fraichement foulée sur une plaque de glace le matin même.

Dimanche matin, départ pour le vélodrome. Arrivé sur place je constate avec soulagement que les équipiers manquants sont finalement là ! Suis content pour cette charmante équipe de coureurs qui ne rechignent jamais à courir et surtout à faire le déplacement. Alors, j’enfile ma « casquette » d’organisateur et m’empresse d’aller configurer le soft qui gère les transpondeurs et le chronométrage pour la compétition. Mais c’est sans compter sur les surprises de dernières minutes, on m’annonce qu’il manque un coureur dans l’équipe de France : « Stéphane serais-tu d’accord de courir avec nous ? Mais oui naturellement ! » On me passe une combi et je me dépêche de préparer mon vélo, changement de roues, de braquet le tout en 10 minutes.

Et hop me voilà dans la roue d’un derny pour un bref échauffement avant de partir pour la première épreuve, le tour lancé que je boucle en 10 »04, ce qui me place 8e. Suis pas mécontent, je pense qu’avec un plus gros braquet j’aurais pu faire mieux. Ensuite, les courses s’enchainent vite. D’abord une scratch, puis la poursuite par équipes. Un départ manqué pour cause d’ennui mécanique chez un coéquipier… puis des différences de niveau au sein de la formation ainsi que le fait de n’avoir jamais roulé ensemble viennent quelque peu compliquer la tâche, mais bref on prend le deuxième temps.

Le temps d’une pause, je perds la concentration sur la course et me rempli le ventre d’un excellent risotto proposé par le Triporteur Jaune de « A table » une idée finalement pas si bonne que ça. Voilà que sans rien comprendre je me retrouve sur le départ de la course aux points, pas échauffé et le repas dans la gorge. Cela ne pardonne pas… je me classe 10e et suis pas content de moi ! Il me reste une course, l’éliminatoire. Je dois me reconcentre, je m’échauffe correctement cette fois-ci et au final tout cela paye, je prends la 5e place juste derrière Loïc Perizzolo. A plus de 47 km/h de moyenne je me dis que j’ai fait mon job et je me dois d’être satisfait. Au final, « l’équipe de France » termine sur la seconde marche du podium derrière une équipe de Suisse difficilement battable.

La saison de piste au Vélodrome de Genève est quasi terminée et je suis ravi de voir les sourires sur les visages des participants, des encadrants et des quelques spectateurs qui commencent à refaire leur apparition dans les gradins.

Maintenant c’est la dernière ligne droite pour moi avant les examens d’expert J+S au mois de mars, je serais encore absent en février pour un avant dernier cours J+S, le temps de prendre une respiration avant le début de saison qui s’annonce riche en expériences et émotions.

J’ai le plaisir cette année d’entrainer les deux nouvelles recrues de Bikeinlove, Florian Burnier et Jonathan Ruga. Tous deux sont jeunes et talentueux. Cela représente un nouveau challenge personnel et je ferai de mon mieux pour leur apporter le maximum et répondre à leurs attentes et qu’ils puissent évoluer au meilleur niveau.

Je terminerai en félicitant mon club et surtout William Fracheboud pour tout l’énergie investie pour le cyclisme genevois, la promotion de valeurs saines ainsi que son aide consentie aux jeunes !

Bonne route à tous pour 2015 !

Stéphane Muller

Photo : Stéphane lors de la cérémonie protocolaire en compagnie de ses coéquipiers français.

Evaluation physiologique à l’effort pour Jonathan

C’était mon premier test grandeur nature, vécu en direct. Pas le mien mais celui de Jonathan Ruga, nouvelle recrue au sein de notre association, première année Juniors, qui, à la demande de son entraineur vient s’étalonner sur le plan physiologique.

Jon, qui désormais fait partie du cadre national suisse, a pour 2015 un programme très chargé, à la fois sur piste et sur route, avec notamment plusieurs objectifs importants. Dans ce contexte, une évaluation des ses capacités actuelles est à l’ordre du jour.

Protocole rodé

Accueil par un médecin qui prend connaissance du dossier médical rempli par l’intéressé. Validation de certaines réponses, telles que les éventuels antécédents et les traitements en cours. Prise de la tension, écoute du cœur et des poumons, le feu vert est donné par la faculté pour un passage à l’acte. Il est temps d’aller à la rencontre de notre expert en physiologie du sport.

Le temps de monter une roue arrière équipée d’un capteur de puissance et de fixer le vélo de Jon sur le trainer mis à disposition que celui est déjà de retour du vestiaire, prêt à en découdre avec ce test. C’est ce qu’il affirme à notre expert qui à son tour pose certaines questions d’usage sur son état de forme du moment. Le dossier de Jon sera complété par sa taille, son poids, ses tours de cuisses, de bras et de hanches et finalement par une évaluation de la masse grasse.

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Fin de trêve pour les pistards

En ce début janvier, le travail des pistards a retrouvé ses droits dans l’enceinte du Centre sportif de la Queue d’Arve. Réunis autour de Stéphane Muller, les pistards genevois ont repris du service après la pause. Parmi eux nos deux jeunes et nouvelles recrues, Florian Burnier (18 ans) et Jonathan Ruga (16 ans), sont déjà au travail en vue d’une saison qui s’avère aussi riche que longue pour l’un comme pour l’autre.

Avec un premier stage avec le cadre national suisse à Granges les 3 et 4 janvier, stage auquel Stéphane était convié à la demande de Daniel Gisiger pour l’épauler, Jonathan Ruga a déjà une vue très précise sur son programme 2015. Très chargé, ce programme de courses est fait de nombreuses compétitions, en Suisse comme à l’étranger, sur route et sur piste. Tout ça est de bonne augure, pour ce garçon charmant et prometteur.

Pour Florian, son planning reste à être défini autour d’objectifs précis en cette année 2015. Un travail que Stéphane et Florian entreprendrons dans les jours à venir. Plus pistard que routier, Florian devra cependant prévoir un travail foncier parallèlement à une préparation spécifique aux épreuves sur piste. Florian étant attiré par la diversité de l’Omnium, très prisé sur le plan international, dont on rappelle qu’il contient autant d’épreuves de vitesse que d’endurance. Un juste équilibre qui devrait convenir aux aptitudes de Florian.

W.
 

Loïc Perizzolo remporte les 3 Jours de Genève

Loïc Perizzolo (Team Roth-Felt) était associé au Français Morgan Kneisky (Team Raleigh-GAC, champion du Monde de l’Américaine 2013) pour ces 3 Jours de Genève du renouveau. La paire franco-suisse remporte l’épreuve de haute lutte. Les deux pistards aux palmarès étoffés on dû batailler ferme jusque dans les ultimes tours de la dernière américaine pour finalement s’imposer dans ces 3 Jours de Genève. C’est à la pédale certes, mais aussi au moral qu’ils doivent leur succès.

Le public et surtout les connaisseurs appréciaient à leur juste valeur le niveau des performances réalisées sur l’anneau de la Queue d’Arve. Daniel Gisiger, présent lors de la soirée de samedi en convenait lui aussi. Le niveau de la Madison mené à une allure sidérante a fait chavirer d’émotion l’assistance tant les attaques se succédaient entre les équipes de tête du classement, chacun cherchant le KO du tour d’avance qui les auraient mis à l’abri.

Les seconds, la paire française Marc Fournier (Champion du France de la Course au points 2014) – Corentin Ermenault  (Champion d’Europe de la course aux points et multiple Champion de France) ne cédaient définitivement que dans l’ultime rush du dernier sprint – ils avaient encore la possibilité de renverser à leur profit la situation et remporter les 3 Jours de Genève en cas de défaillance des leaders. La 3e place revient aux frères Adrien et Benjamin Thomas (Bourges Espoir Cycliste 18). Les vainqueurs de l’an passé, les nordistes Jordan Levasseur et Nicolas Gautier, terminent à la 5e place, c’est dire si la courses fut disputée.

Dans la catégorie des Féminines, le nombre et le niveau des compétitrices étaient d’un niveau jamais vu sur la piste genevoise. Pas moins de 3 championnes de France étaient présentes. Virginie Pointet, en difficulté la première journée se retrouva au fil des 3 Jours pour terminer très fort en troisième journée avec une seconde place dans la course aux points et une victoire dans course par handicap. Virginie termine à la 7e place d’un groupe de 16 filles.

Futures recrues au sein de Bikeinlove Cycling Management, Jonathan Ruga termine second chez les Cadets, battu par le champion suisse sur route, Reto Müller (Team Gadola – Wetzikon). Les épreuves chez les Cadets, tout comme les Féminines, étaient disputées en individuels. Florian Burnier, associé à l’Alsacien Yvon Mugler, un habitué de la piste genevoise, termine 6e chez les Juniors. Florian Burnier et Jonathan Ruga, tous deux membres du VC Lancy, ont décidé de rejoindront Bikeinlove Cycling Management pour l’an prochain.

Classements complets sur le site du Vélodrome de Genève

 

Mérites sportifs de l’UVG

Quatre membres de Bikeinlove Cycling Management, Virginie Pointet, Loïc Perizzolo, Carlos Coelho et José Morim, ont reçu du président de l’UVG (l’association cantonale genevoise de cyclisme) un mérite sportif pour leur saison 2014. Ce prix, traditionnellement remis en fin d’année au Vélodrome de Genève, a été remis en présence des autres membres des clubs genevois, VC Lancy, Spartaco Cycling et PEV.

Pour rappel, principaux titres obtenus par les quatre bikeinloviens :  Loïc Perizzolo a remporté le titre de champion suisse de la Madison (associé au Vaudois Frank Pasche). Virginie a remporté le titre de championne romande sur route, Carlos le titre de champion romand de CLM chez les Masters et José le titre de vice-champion suisse de CLM chez les Masters B.

 

Florian Burnier et Jonathan Ruga rejoignent Bikeinlove

Florian Burnier et Jonathan Ruga sont particulièrement motivés à cet inter-saison. Respectivement Juniors et Cadets en cette année 2014, ils ont décidé de rejoindre Bikeinlove Cycling Management à l’aube de leur changement de statut. Le comité a accepté leur candidature et l’association les accueille chaleureusement.

Consulté, Stéphane Muller se réjouit de pouvoir aider ces deux jeunes dans leur développement. Florian rejoindra la catégorie Amateurs alors que Jonathan, 2 ans plus jeune, ira se confronter avec les Juniors. Ces deux compétiteurs ont un profil différent, ils bénéficieront d’un planning adapté en vue de 2015.

En savoir plus sur Florian Burnier et Jonathan Ruga

 


Photo (William Fracheboud) : Jonathan Ruga, en compagnie de Stéphane Muller, au départ de la course handicap, dernière épreuve des 3 Jours de Genève.

Rayan Lazzarelli, vainqueur à l’Omnium genevois de cyclo-cross

A 11 ans, Rayan Lazzarelli est le premier membre de notre école de cyclisme naissante. Après s’être inscrit au Défi Boscardin sur les conseils de son institutrice, Rayan qui a pour l’instant donné sa préférence au VTT, a participé avec succès aux 3 courses de l’Omnium genevois de cyclocross dans la catégorie Ecoliers (VTT/cyclo-cross). En participant aux 3 manches, Rayan a profité du règlement qui favorise la régularité et remporte la catégorie U13 (ici appelée Benjamins).

En remportant sa catégorie, Rayan sauve l’honneur si on peut le dire ainsi par l’unique présence genevoise parmi les vainqueurs, tous issus des clubs français de la région Rhône-Alpes (voir photo).

Skieur en hiver, surfeur en été, Rayan pratique aussi le Break Dance.

Loïc Perizzolo – Frank Pasche, nouveaux Champions suisses de Madison

Ils ont pris leurs adversaires à la gorge d’entrée. En marquant le maximum de points lors des quatre premiers sprints, le couple Loïc Perizzolo – Frank Pasche avait marqué les esprits et posé leur emprise sur la course. Ils n’entendaient pas seulement jouer les premiers rôles mais viser tout simplement le titre.

On aurait pu s’attendre à une plus grande opposition des vainqueurs des 3 Jours d’Aigle, Théry Schir et Tristan Marguet, qui pour l’heure ne faisaient pas équipe ensemble. Les deux iront portant au charbon à partir de la mi-course pour tenter de prendre un tour et la tête du classement, mais ils buteront à chaque fois sur la vigilance des futurs vainqueurs mais aussi les autres équipes qui n’hésiteront pas à en profiter pour aller chercher des points.

A ce jeu, c’est la paire vaudoise Olivier Beer associé à Cyrille Thierry qui montera sur la seconde marche du podium sous les yeux d’Alfredo Maranesi venu encourager ses hommes. Avec trois hommes sur le podium, Frank Pasche est également membre du team tessinois, le président emblématique du VC Mendrisio-PL Valli arborait un large sourire. Un podium qui sera complété par Gaël Suter qui lui aussi faisait équipe avec un membre de son équipe, Jan-André Freuler.

Après un manque évident de réussite lors des 3 Jours d’Aigle, Loïc et Frank ont eu le mérite de démontrer qu’ils savaient rebondir. Ils l’ont fait de la plus belle manière. Maillots à croix blanche sur le dos et breloques d’or autour du cou, aucun des deux ne voulait bouder son plaisir une fois descendu du podium. Un moment rare qu’ils partageront, notamment avec Virginie, venue elle aussi soutenir Loïc.

Un grand merci à Michel Vaucher et à toute son équipe pour l’organisation de ce Championnat suisse qui, disputé en moins d’une heure pour les 50 km de la distance, devient le plus rapide de son histoire.

Classement complet sur www.velodromes.ch

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