Expert J+S, un rôle et une reconnaissance pour Stéphane Muller

Investir dans la formation en faveur de l’encadrement et la formation de sportifs, telle est l’une des missions de l’Office fédéral du sport (OFSPO) dont on rappellera qu’il a pour mandat la promotion du sport et de ses valeurs auprès notre population.

Avec le plus grand programme d’encouragement de la confédération en matière de sport – près de 80 millions de francs – il revient à Jeunesse et Sport (J+S), organisme sous le contrôle de l’OFSPO, d’organiser la formation de moniteurs, d’entraineurs, d’experts ou encore de coachs.  Le financement est assuré par la confédération et les subventions sont versées aux intéressés par les services cantonaux J+S. A Genève, c’est le Service cantonal du sport, rattaché au DIP, qui assure cette mission.

J+S vous dira tout

Pris dans le tourbillon de l’attrait pour la formation et la passion pour son sport, Stéphane Muller a commencé à s’investir dans une formation d’entraineur J+S en 2013. Depuis, Stéphane a suivi un cursus de formation de plus de six semaines de cours, jalonné de plusieurs examens et autant de déplacements à Macolin qui l’amèneront d’ici quelques jours au terme d’une étape majeure, celle d’Expert J+S. Une reconnaissance assimilée à un niveau de spécialisation et à un statut de cadre J+S. Un statut qui fait logiquement suite et donne du sens à la formation d’entraineur J+S entamée par Stéphane.

Pour rappel, le parcours J+S est fait de plusieurs briques dont les fondations s’appellent «formation de base», une reconnaissance qui amène au titre de Moniteur J+S accompagnée d’une spécialisation propre à chaque sport.

S’en suit plusieurs « modules » de formation obligatoires – auxquels tous les moniteurs en exercice sont régulièrement astreints. Ces modules dispensent des formations dans de nombreux domaines, tant techniques que pédagogiques, regroupés par thèmes dans deux cycles successifs. Le premier contient les modules de méthodologie, d’éthique et de technique. Le second, le plus important, est celui de la physiologie propre au cyclisme. Chacun de ces cycles est terminé par un examen que les candidats doivent réussir.

Ces modules complémentaires à la formation d’entraineur J+S sont indispensables à quiconque veut s’orienter vers une formation de cadre J+S avec comme débouché, le titre d’Expert J+S ou d’Entraineur de la relève. Un choix pas nécessairement exclusif pour celui qui souhaite cumuler les deux formations.

De moniteur à expert

La formation des Experts J+S, d’une durée actuelle de 8 à 9 jours, comprend deux parties. Seuls sont admis les moniteurs qui ont terminé les deux cycles de formation cités plus haut et qui sont au bénéfice d’une reconnaissance de Moniteur J+S. S’ajoute aussi un certain nombre de recommandations, notamment de la part de notre fédération de cyclisme et ou de la direction de J+S.

Et après …

Après avoir avalé en 2 ans une formation habituellement dispensée en 4 ans, Stéphane entend se donner maintenant un temps d’arrêt et de réflexion. Entraineur de la relève J+S, autre degré de spécialisation pour ceux ayant réussi un tel parcours, serait une option envisageable. Stéphane y songe.

Après s’être investi sur le terrain au sein du Sprinter Club Lignon en 2011 et 2012 auprès des très jeunes, Stéphane a trouvé de quoi conforter sa démarche dans encadrement des membres du Cadre cantonal genevois créé 2013 sous l’égide de l’UVG, une structure dans laquelle il s’est confronté, avec son ami Loïc Hugentobler, aux responsabilités de la formation de la relève genevoise, tant sur la piste que sur la route.

Consulté par le comité pour les affaires sportives au sein de son club, Stéphane endosse le rôle d’entraineur depuis ce début d’année au service de deux de nos membres de la relève. Avec le soutien de son club, Stéphane peut désormais entreprendre une vraie démarche d’entraineur, capitalisant ainsi une expérience et nourrir avec optimisme de futurs desseins, dans un domaine aussi rare que celui d’entraîneur.

Lorsque l’on connait ce que ce rôle implique, tant en qualités humaines, sociales qu’en compétences techniques, Bikeinlove Cycling Management ne peut que se féliciter de posséder dans ses rangs un atout apte à dissiper bien des doutes sur sa capacité à délivrer une formation de qualité. Une situation qui n’est pas sans conséquences, il nous revient la responsabilité de détecter les talents qui pourront être formés.

W.

Photo : Stéphane Muller, ici en troisième position, observe le comportement de Jonathan Ruga et Florian Burnier sur le vélodrome de Genève.