Championnat romand de CLM 2015

A l’instar du Tour de Romandie, les championnats romands sont un peu notre exception culturelle en matière sportive. Pour tous les autres, la réponse s’intitule Championnats suisses et Tour de Suisse. Cette exception, on la doit cette année au VC Vallorbe et à ses deux nouveaux responsables, Johny Gasser (président) et Lorenzo Pioletti qui ont proposé aux responsables du cyclisme romand d’organiser le championnat romand 2015 de contre-la-montre simultanément avec une de leur manche du Giron Vaudois.

Longtemps installé à Estavayer-Le-Lac, le championnat romand 2015 de contre-la-montre s’est donc déplacé en plein Gros-de-Vaud, à Peney-le-Jorat. Long de 10 km environ à parcourir deux fois (une fois pour les Cadets), continuellement vallonné, le circuit n’offrait que très peu de place à la récupération. Il fallait donc gérer son effort sur la distance, et avaler notamment la difficile côte d’un kilomètre située avant le passage sur la ligne.

Les genevois s’étaient déplacés en nombre et dans toutes les catégories. Cinq membres de Bikeinlove Cycling Management étaient inscrits. Nos deux Féminines, Virginie Pointet et Sarah Connell, Jonathan Ruga chez les Juniors, Florian Burnier chez les Amateurs et Stéphane Muller chez les Masters.

Un podium pour chacun et un titre pour Jonathan Ruga chez les Juniors

Tous les membres de Bikeinlove Cycling Management ont eu l’honneur de monter sur un podium, qu’il soit romand ou cantonal. Jonathan Ruga s’offre le titre de champion romand Juniors grâce à une performance chronométrique (plus de 41 km/h) qui le situe parmi les meilleur temps de la journée; il bat notamment les représentants Juniors du CMC qui aligne des athlètes de grandes valeurs.

Résultats

  • Virginie Pointet (Féminines Elites) : 5e romande et 3e genevoise
  • Sarah Connell (Féminine Elites) : 3e romande et 2e genevoise
  • Jonathan Ruga (Juniors) : 1er Juniors, champion romand Juniors et champion genevois
  • Florian Burnier (Amateurs) : 9e romand, 3e genevois
  • Stéphane Muller (Masters) : 4e romand et 2e genevois

Portfolio :  Championnat romand de CLM 2015


Tous les genevois réunis, de g.à d : Jane Kilmartin (PEV), Maxime Holdener (VC Lancy), Gregory Pittet, Nicolas Fischer (Spartaco Cycling), Jonathan Ruga, Stéphane Muller (Bikeinlove Cycling Management), Eléa Schneeberger, Thomas Casas (Sprinter Club Lignon), Virginie Pointet, Sarah Connell (Bikeinlove Cycling Management), Céline Boscardin (Sprinter Club Lignon), Florian Burnier (Bikeinlove Cycling Management), Cédric Burnier (VC Lancy). Manquent : Loïc Cornaglia et Cyprien Holdener (VC Lancy). Veli Sadiki (PEV).

Sarah Connell, back to her roots, le temps d’un week-end

Le temps d’un week-end, Sarah Connell s’en est allée courir à Londres, un peu sur ses terres puisque bien qu’Irlandaise, Sarah a vécu plusieurs années à Londres avant de venir à Genève pour des raisons avant tout professionnelles.

Disputée au vélodrome du Lee Valley VeloPark de Londres, le vélodrome sur lequel se sont disputés les Jeux olympiques de 2012, la réunion sur piste a réuni des spécialistes de la région de Londres. A cette occasion, Sarah a trusté les 3 podiums des 3 épreuves réservées aux femmes : première de la course aux points, seconde de l’élimination et enfin 3e de la course scratch.

Entre-temps, Sarah est allée avec l’équipe Féminines du VC Saint-Julien disputer une manche de la Coupe de France Dames près de Bordeaux.

Sarah sera présente au prochain Championnat romand de CLM.

W.
 

Sarah Connell et Loïc Perizzolo face à l’exercice de VO2 Max

Sarah Connell et Loïc Perizzolo avaient ce matin rendez vous avec la médecine du sport de l’Hôpital de La Tour pour un test effort avec détermination des niveaux de PMA et de VO2 max. Une première pour Sarah qui reconnaissait une certaine appréhension. Pour Loïc, davantage habitué à des efforts de hautes intensités, il s’agissait de se resituer avec des valeurs objectives en ce début de saison.

Après avoir assisté à celui de Jonathan Ruga voilà plusieurs semaines (voir l’article), je dois avouer que le protocole de test est ici parfaitement rôdé, la seule différence entre deux athlète réside dans la détermination du seuil d’effort de départ afin que le test, avec sa succession de paliers, ne dure pas plus de 20′, soit 6 ou 7 paliers. En dehors de cela, tout est identique.

Avant de procéder aux mesures concrètes, chaque athlète est informé qu’il lui sera présenté avant la fin de chaque palier un document (en fait une échelle de Borg, ici de 6 à 20) lui permettant d’indiquer le degré d’effort perçu. Si pour Sarah, son premier palier d’effort a été défini à 100 watts, celui de Loïc sera lui défini à 190 watts. Ensuite, de 30 watts en 30 watts, par tranches de 3′, chacun ira au bout de lui-même.

La difficulté pour le physiologiste et l’athlète réside dans la gestion du dernier palier. Il s’agit d’un moment particulièrement critique. Alors que l’effort est extrême, l’athlète doit maintenir un effort stable et une coordination (gestuelle, rythme de pédalage) adéquate. Le challenge, c’est d’aller au terme des trois minutes, une période qui peut prendre des allures d’éternité. Ensuite, l’athlète va-t-il accepter un nouveau palier de 30 watts. Proche de la VO2 max, une inflexion de la courbe de consommation d’oxygène est systématiquement constatée puis celle-ci chute face au désordre respiratoire à ce degré d’effort. Un moment où le physiologiste est particulièrement attentif et où généralement l’athlète jette l’éponge, mettant du même coup un terme à l’exercice.

Indique-moi ta VO2 Max, je te dirai qui tu es !

Un tel exercice est bien évidemment représentatif de la capacité athlétique d’un sportif d’endurance (souvent appelée « cylindrée du moteur »). Mais au delà des seuls seuils maximum de performance, l’utilité d’un tel examen physiologique réside dans certains constats et recommandations. A cet égard, Philippe Marchand n’a pas été avare de bon conseils tant pour Sarah que pour Loïc. Améliorer l’utilisation des filières énergétiques, notamment en sollicitant davantage la consommation des graisses (lipides) au dépend de l’oxydation des glucides par des entrainements adéquats. But, une meilleure récupération et mieux profiter de la surcompensation liée aux entrainements. Un recommandation qui s’adressera aux deux mais plus particulièrement à Loïc.

La mesure par échanges gazeux (VCO2 et VO2) et le rapport qui en découle servent non seulement à ce premier constat, il sert également à déterminer le seuil anaérobie et notamment à quel pourcentage celui-ci se situe par rapport à la PMA. Un pourcentage qui est généralement égal ou supérieur à 85% pour des athlètes entrainés et qui peut lui aussi être amélioré pour une plus grande résistance aux efforts intenses grâce à des entraînements adaptés. A cela s’ajouteront encore d’autres valeurs, plus spécifiques ou plus personnelles, telles que mensurations corporelles, masse grasse, consommation calorique du métabolisme de base.

Avoir conscience de son potentiel, avoir connaissance de ses faiblesses et comment travailler pour les réduire. Tels sont les principaux enseignements avec lesquels Sarah et Loïc sont partis.

W.